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Le sens des mots : l'index LGBT+

Le sens des mots : l'index LGBT+

Dans la société comme dans le monde de l’entreprise, les mots sont à l’origine de maladresses, de discriminations ou encore d’agressions. Voici un glossaire (dont les définitions sont classées par ordre alphabétique) pour s’exprimer en toute bienveillance.

Par Léa Taïeb

A

Agenre : Une personne qui ne se reconnaît ni dans le genre féminin, ni dans le genre masculin.

B

Bigenre : Une personne qui se sent appartenir aux deux genres à la fois, au féminin comme au masculin.

C

Cisgenre : Une personne désignée homme qui s’identifie au genre masculin et une personne désignée femme qui s’identifie au genre féminin. Une personne qui se retrouve en accord avec l’identité de genre qui lui a été assignée à la naissance. 

Coming out : Synonyme de sortir du placard. Officialiser auprès de sa famille, ses ami.e.s, ses collègues, son orientation sexuelle ou son identité de genre. 

D

Deadname : Il s’agit du prénom de naissance d’une personne transgenre ou non binaire. C’est un prénom qu’elle n’utilise plus et qui lui rappelle le genre auquel elle a  été assignée à la naissance. Pour en finir avec ce deadname, elle choisit un prénom en adéquation avec sa « bonne » identité de genre. C’est avec ce nouveau prénom qu’elle souhaite être désignée en entreprise comme dans la société. 

Discrimination : Lorsque l’employeur ou les salarié.e.s traitent différemment un.e salarié.e en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. Une personne victime de discrimination au travail peut porter plainte, saisir le conseil des prud’hommes et/ ou le Défenseur des droits. L’auteur.e de la discrimination (s’il s’agit d’un.e employé.e de l’entreprise) encourt jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Si l’auteur.e est l’entreprise alors l’amende peut être 5 fois plus élevée que pour une personne physique, donc aller jusqu’à 225 000 euros.

E

Entreprise inclusive : Organisation qui s’ouvre à la communauté LGBTQ+ via la des dispositifs comme l’utilisation d’un langage non sexiste, la valorisation de rôles modèles, la lutte active contre les discriminations… “De plus en plus de grands groupes français marquent la journée du 8 mars (journée internationale des droits des femmes), du 17 mai (la journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie), preuve que les temps changent”, observe Flore Amposta-Brunel, consultante en égalité et prévention des risques.

G

Genderfluid : Une personne qui se sent appartenir aux deux genres. De temps en temps, elle s’identifie comme femme. De temps en temps, elle s’identifie comme homme. 

H

Harcèlement moral : Propos ou comportements répétés qui entraînent la dégradation des conditions de travail et de vie d’une personne. En cas de harcèlement, il est possible de saisir le conseil des prud’hommes et/ou le juge pénal et/ ou le Défenseur des droits. C’est un délit puni d’une amende pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. L’auteur.e des faits peut aussi verser des dommages-intérêts. 

Identité de genre : Après avoir assigné une identité sexuelle, la société se charge d’assigner une identité de genre (femme ou homme). Les personnes qui ne se reconnaissent pas dans l’identité de genre qui leur a été assignée peuvent se définir comme non binaire ou transgenre. “Il est nécessaire de visibiliser les minorités de genre (tout ce qui n’est pas cisgenre) pour ne plus perpétuer les violences. L’écriture inclusive en entreprise est un outil qui permet de représenter toutes les identités de genre”, rappelle Flore Amposta-Brunel. 

Iel : Pronom neutre pour sortir de la logique binaire du genre (du masculin ou du féminin). “Encore peu d’entreprises ont réfléchi à la question du genre. La mise en place d’un langage non genré, disposé à inclure toutes les identités de genre n’est pas pour tout de suite”, explique Flore Amposta-Brunel. 

L

LGBTphobie : Haine, peur ou dégoût des personnes LGBTQ+ pouvant se traduire par des situations de discrimination, d’agression et de harcèlement. 

En 2019, un.e salarié.e LGBT+ sur quatre avait été victime d’au moins une agression au sein de son entreprise selon une enquête de l’Ifop pour L’Autre Cercle. “Aujourd’hui, le monde de l’entreprise condamne de plus en plus les violences sexistes et sexuelles ou les violences liées au genre qui, il y a quelques années, pouvaient sembler ordinaires”, informe Flore Amposta-Brunel. 

M

Mégenrer : Désigner une personne par l’identité de genre à laquelle elle ne s’identifie pas. Il peut s’agir d’utiliser le pronom “il” pour désigner une femme transgenre. Cet acte est perçu comme une violence par celles et ceux qui en sont la cible. 

Microagression : Propos ou comportements envers la communauté LGBTQ+ qui peuvent paraître banals (dans une société hétéronormative et cisgenre) mais qui sont perçus comme péjoratifs, insultants voire violents. L’auteur.e de ces microaggressions n’est pas toujours conscient du caractère “blessant” de ses gestes et/ ou paroles. 

N

Non binaire : Une personne dont le genre qui lui a été assigné à la naissance ne lui correspond pas. C’est aussi une personne qui s’émancipe de la binarité des genres (qui ne se ressent ni femme, ni homme). Aujourd’hui, 13% des personnes ayant entre 18 et 30 ans se définissent comme non-binaires, d’après un sondage 20 Minutes et OpinionWay. 

O

Orientation sexuelle : Il y a une diversité d’orientations sexuelles comme l’homosexualité (être attiré.e par une personne du même genre), l’hétérosexualité (être attiré.e par une personne du genre “opposé”), la bisexualité (être attiré.e par une personne de genre masculin comme féminin), de la pansexualité (être attiré.e par une personne peu importe son genre). 

Q

Queer : Ensemble de personnes qui ne se reconnaît pas dans la norme binaire des genres et des sexualités et qui refuse d’être associé à un groupe social. 

S

Sexe attribué à la naissance : En France, les professionnels de santé attribuent un sexe (masculin ou féminin) à chaque personne qui naît en fonction de ses caractéristiques biologiques. “Pourquoi nom et prénom ne suffisent pas à identifier une personne. Pourquoi le sexe doit encore figurer sur la majorité de nos documents administratifs ?”, interroge Flore Amposta-Brunel.

T

Transgenre : Une personne designée femme qui se sent appartenir au genre masculin et une personne désignée homme qui se sent appartenir au genre féminin. Certaines personnes transgenres décident de transitionner, de faire une transition de genre : elles passent du genre qui leur a été assigné au genre auxquelles elles se sentent appartenir. Précisons que chaque personne transgenre vit sa transition à sa manière et à des degrés divers. Certaines ressentent le besoin de la chirurgie, d’autres non.  

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